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40 projets visant à améliorer les centres-villes en déclin


Dans le cadre du programme national de requalification des quartiers anciens dégradés (PNRQAD), qui a pour but de rénover et de redonner vie à des centres-villes en déclin, le gouvernement a décidé d’aider 40 projets en débloquant 380 millions d’euros sur trois ans.

Dans le cadre du programme national de requalification des quartiers anciens dégradés (PNRQAD), quarante projets destinés à améliorer des centres-villes en déclin vont faire l’objet d’une réhabilitation.

Ces projets ont été choisis par une commission composée de représentants de l’Etat, des élus et des organismes intervenant dans le logement. Le secrétaire d’Etat au logement, Benoist Apparu, a annoncé qu’il allait débloquer une enveloppe de 380 millions d’euros sur trois ans.

Dans le détail, 25 projets disposeront d’un budget compris entre 10 et 15 millions d’euros et les 15 autres entre 1 et 2 millions d’euros. Au final, ce fonds servira à redonner vie à des quartiers connaissant une déshérence commerciale, un habitat indigne et une vacance de logement. Au programme : réhabilitations de logements privés, réalisation de logements sociaux ou encore aménagement d’équipements et d’espaces publics.

« L’idée est de ne pas boboïser les centres-villes » mais d’y « maintenir les gens » grâce à des « loyers conventionnés » en dehors d’un « cadre national figé » car « les situations dans les communes ne sont pas identiques », a indiqué Benoist Apparu. Il a précisé que ces « actions étaient nécessaires à une requalification globale de ces quartiers, tout en favorisant la mixité sociale et en recherchant un meilleur équilibre entre l’habitat et la présence d’activités de service ».

A noter que pour la mise en œuvre du Plan, un décret devrait être pris avant la fin de l’année et des conventions "projet par projet" seront signées au premier semestre 2010.

Les villes sélectionnées

Candidatures retenues : Annonay, Aubervilliers, Calais, Carpentras, Le Havre, Le Puy en Velay, Marignane, Perpignan, Saint-Denis, Nîmes Métropole, Saint-Quentin, Sedan, Troyes, Villeneuve-Saint-Georges. Candidatures retenues pour un périmètre restreint : Bastia, Bayonne, Béziers, Bordeaux, Fort-de-France, Lille Métropole, Meaux, Montreuil et Bagnolet, Nice Côte d’Azur, Sète, Valenciennes Métropole. Candidatures retenues limitées à un accompagnement en ingénierie : Aix-en-Provence, Carcassonne, Châtellerault, Elboeuf, Juvisy-sur-Orge, La Seyne-sur-Mer, Maubeuge Val de Sambre, Montauban, Orléans, Rennes, Saint-Dizier, Saint-Etienne, Saint-Ouen, Vienne, Vierzon.

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1 Message

  • 40 projets visant à améliorer les centres-villes en déclin

    16 décembre 2009 22:58, par Anthony Koenig

    Je suis très étonné du classement. Si Sedan ou Perpignan ont des centres anciens qui concentrent insalubrité, vacance et paupérisation... et ont toutes leur place dans ce dispositif ce n’est pas le cas de Troyes, Orléans ou Nice. Certes ces villes doivent poursuivrent leurs efforts en coeur de ville mais leurs problèmes sont moindres à côté de certaines villes. Ce sont avant tout les villes des espaces ruraux fragiles qui sont, comme souvent, les grandes oubliées des politiques nationales...

    Et pourtant traversons Toul, Saint-Mihiel, Neufchâteau, Gray ou Tonnerre et nous verrons où se concentrent le bâti (souvent un patrimoine historique de grandes qualité en perdition) très dégradé non pas en nombre mais en proportion.

    Alors soyons satisfaits pour les villes retenues mais ne perdons pas de vue qu’une grande partie des territoires à enjeux sont absents. Si tous n’ont pas présenté une candidature (pour des raisons techniques parfois...) nombreux sont ceux qui auraient mérité de figurer à la place de métropoles régionales ou de villes importantes qui cumulent moins de problèmes et possèdent déjà plus de leviers.

    Cette action va dans le bon sens mais repose la question : A quand une politique ambitieuse pour les centres anciens des territoires au marché immobilier détendu ? Les politiques actuelles ne leur conviennent pas et c’est un tiers de la France qui est oublié. Alors que des villes ont perdu 20% de leur population et que pourtant les lotissements y poussent une reconquête des centres serait du développement durable concret loin des maisons bioclimatiques où l’on se rend en voiture en parlant d’écologie en pratiquant l’étalement urbain. C’est aussi notre patrimoine qui se meurt en zone détendue et cela bien plus au centre de Tonnerre qu’au centre de Troyes ou de Nice. Les problèmes ne sont pas les mêmes mais ne passont pas à côté de grands enjeux en terme d’aménagement de l’ensemble de notre territoire... même si la population y est moins dense.

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